Première semaine en Grèce. Avant le beau temps : le froid, la pluie et le vent

Déjà une semaine que nous sommes en Grèce. A la descente du ferry, et comme pour nous souhaiter la bienvenue, on a eu l’agréable surprise de voir que nos tests PCR n’ont servi à rien. En gros, personne ne nous a demandé les copies des résultats pourtant imprimés à double. Un couple de Bretons rencontré sur le bateau n’a purement et simplement pas fait de test. « On a posé à la question à d’autres voyageurs entrés dans le pays la semaine passée. Tu dis que tu en as un et ça suffit, personne ne va contrôler ». Première résolution du voyage : arrêter de penser trop comme en Suisse…

On reste deux nuits dans un camping où on avait prévu de passer les 7 jours de quarantaine. Mais comme tout le monde s’en fiche de ça aussi, on lève le camp après deux nuits pour aller « chercher un spot en sauvage ». Dès les premiers jours, il faut faire avec une météo qui n’a rien à envier au English weather. Le temps change d’un coup. Il y a souvent du vent, on se prend une bonne tempête la deuxième nuit, le thermomètre descend presque à 0 degrés la nuit. Résultat : beaucoup de temps passé dans Louise, alors qu’on imaginait pouvoir se tenir davantage à l’extérieur pour cuisiner, manger etc.

Premier joli « spot en sauvage »

Le plastique, c’est de la m**** !

Quand même bien déterminés à rester au bord de la mer, on y passe la majorité du temps. Quand une éclaircie arrive, on en profite pour faire des bonnes balades sur les plages désertes. On remarque vite qu’il y a des déchets partout : morceaux de sagex, gobelets de café, bouteilles en pet, morceaux de plastique en tous genres. On tombe sur Iannis, un gars d’Igoumenitsa qui vient ramasser ces débris quotidiennement. On lui demande si on peut l’aider, il nous donne de grands sacs qu’on remplit. Ça prendrait des mois, c’est à la fois satisfaisant et décourageant. « Le plastique, c’est de la m**** ! », se dit-on à plusieurs reprises, alors qu’on se croche les habits dans des buissons pour aller récupérer des détritus. C’est peut-être la naïveté du début qui nous pousse à faire ça…à chaque endroit où on va, on remarque en effet qu’il y a des déchets partout et peu de poubelles.

Premier projet Workaway

Après quelques jours, on a réalisé que ce n’était pas encore vraiment l’été en Grèce. Les prévisions météo n’étaient pas au top. On s’est donc décidés à trouver un premier projet de Workaway pour les semaines à venir, histoire de se rendre utiles, d’apprendre de nouvelles choses sur l’éco-construction et l’agriculture et aussi de patienter « au chaud » jusqu’à ce que le soleil et la douceur arrivent pour de bon. On sera donc dès demain dimanche chez un couple à environ 50km à l’est de Thessalonique pour les aider à construire leur maison écologique. Et ce pendant deux semaines plus ou moins.

Pour se rendre chez eux, il nous a fallu changer de côte, passer de la mer Ionienne à la mer Egée. On a roulé jeudi pendant 4 heures avec un stop à Ioannina, petite ville du centre de la Péninsule et entourée de montagnes. Comme la plage à Igoumenitsa, on avait l’impression d’avoir l’autoroute que pour nous. Le trajet s’est fait en traversant des « montagnes » et la neige n’a pas manqué de venir nous taquiner.

La neige sur les sommets alors qu’on roule à travers le pays

Deux poids, deux mesures…

A cause de vous-savez-quoi, les Grecs n’ont pas le droit de changer de district, sauf raison impérieuse (travail, visite à l’hôpital etc). Du coup, la police est présente à chaque péage. Il faut une attestation et des amendes de 300 euros sont envoyées grâce à la plaque des véhicules. Mais pendant ce temps-là, Philou et Valou sont privilégiés et se déplacent comme bon leur semble. Pour les étrangers/-ères, la règle ne semble pas s’appliquer. On suppose que soit la directive a été donnée de ne pas embêter les touristes, soit c’est parce que l’anglais pose problème. A chaque fois qu’on croise la police, un simple coup d’œil à la plaque, puis un sourire et un salut avant de passer notre route. Ça nous arrange grandement mais nous met aussi mal à l’aise d’avoir ce privilège…

A propos de la langue justement, c’est toute une histoire. L’anglais ne marche de loin pas toujours. Valentine est plus perturbée que Philippe par ça. Les achats et les quelques échanges, par exemple pour demander des renseignements, sont à chaque fois de grands moments. Qu’est-ce que c’est frustrant, cet alphabet différent. On réalise qu’on doit sûrement faire partie d’une minorité sur la planète à ne maîtriser qu’un alphabet. Valentine s’accroche pour essayer d’apprendre quelques mots et pouvoir se débrouiller un minimum. A l’oral, le Grec ressemble à fond à l’espagnol, c’est hyper bizarre!

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