De la boue, des courbatures et des chouettes rencontres

Nous voilà de nouveau sur la route du « vrai » voyage depuis ce matin. On a terminé nos deux semaines de Workaway, et on a dit au revoir à Vanessa et Yiannis, qui sont désormais aussi nos amiEs. On continue donc la visite de la Grèce continentale, mais avant ça, revenons sur la semaine écoulée !

Dès lundi, on s’est initiéEs à la construction écologique. Leur projet de maison en est au « gros œuvre ». Le principal morceau de la semaine, ça a donc été de préparer, transporter et répartir le « earthen floor », une dalle composée de terre argileuse, paille, pierre volcanique et eau. On a fait la première couche dans la partie nord de la maison. Là encore, le travail a été bien physique, surtout pour Valentine. Tout ce qu’il fallait porter était très lourd : seaux de matériaux, brouettes. Le tout un peu « à l’ancienne » et sans matériel professionnel… Yiannis et Vanessa avaient déjà fait une partie du rez-de-chaussée. Iels se penchent sur la question de l’éco-construction depuis plusieurs années et ont donc participé à des ateliers pour apprendre. Iels ont du coup bien l’habitude de ce genre de travail et ne sont pas du tout fatiguéEs. Pour Philippe, c’est du gâteau aussi. Il s’intéresse beaucoup et découvre une manière de faire complètement différente des chantiers qu’il fréquentait pendant son apprentissage. Pour la partie qui nous a occupéEs, on a dû trouver un moyen de transporter la dalle liquide (qui mettra environ un mois à sécher !). Philippe et Yiannis ont passé plusieurs heures à fabriquer un toboggan depuis la bétonnière, du bon gros bricolage ! 😉

Lundi soir, première interview avec Lucas Thorens de l’émission radio « A l’abordage » de La Première. Tous les vendredis, il y a une rubrique « Globe-trotters », qui suit des personnes en voyage. Ce sera diffusé d’ici quelques semaines.

Petite routine et grosse ambiance

La deuxième semaine s’est aussi bien déroulée que la première chez nos hôtes qui sont tellement accueillants. On continue à bien discuter et à beaucoup échanger. On passe les nuits dans le bus, ça permet quand même à chacune et chacun d’avoir son espace et son intimité. Nos papilles sont toujours autant gâtées. Si on ne doit citer qu’une spécialité : le « trahana », sorte de semoule de blé séchée en automne avec du lait de chèvre pour que le tout se conserve. On réchauffe ensuite la mixture même des mois plus tard avec de l’eau. C’est basique mais typique des campagnes et celui que l’on goûte est fait maison. Il sent bon la biquette. On passe plusieurs soirées à cuisiner toustes ensemble. Le mardi soir, on accueille en plus 3 Français qui voyagent en vélo depuis le mois de janvier. Ils sont arrivés là via Warm Shower, une sorte de Couchsurfing exprès pour les cyclistes. Un peu entassés dans le salon modeste, on ne semble pas être dérangéEs par la taille de la pièce et on parle beaucoup. Le lendemain, ils reprennent directement la route. Leur horizon : Bichkek, la capitale du Kirghizstan.

On est très à l’aise dans le village d’Eleochoria. Même si c’est très rural et qu’on n’en sort pas, même pas pour aller au magasin, on trouve nos marques. On se sent comme dans une sorte de bulle, on ne suit plus du tout les infos, notre rythme se cale sur celui de Vanessa et Yannis, on entre déjà presque dans une sorte de routine.

Coucher de soleil depuis le bus. Y’a pire, et le Far West américain n’est pas loin…

Ca bosse, mais ça profite aussi !

Jeudi, Yannis a insisté pour qu’on se prenne un jour de congé. On ne sait pas s’il a eu pitié des courbatures de Valou. Toujours est-il qu’on laisse nos habits de chantier à la remise et qu’iels préparent un pic-nic que l’on emporte à la plage. Le maillot de bain n’est pas encore de mise, mais le soleil commence à bien taper. On passe un super moment.

Vendredi, des litres de « earthen floor » plus tard, on est venus à bout de notre tâche. L’après-midi, c’est donc balade dans la carrière et la colline derrière le village. On crapahute là où se promènent normalement des grands troupeaux de chèvres. Yiannis nous parle des oliviers sauvages et de plein d’autres choses qu’il sait sur la faune et la flore en général. Ça fait un peu sortie scolaire. On rigole bien…

Le workaway, c’est vraiment trop chouette !

Au terme de ces deux semaines, on tire un bilan vraiment positif de la première expérience de Workaway. On en retire beaucoup d’éléments enrichissants à tous les niveaux (humain, « professionnel », éthique). On repart avec l’impression d’avoir pas mal avancé sur comment on conçoit ce voyage, sur ce qui nous plaît et ce qu’on aime moins. On refera du Workaway, c’est sûr ! Et peut-être qu’on retournera voir nos deux amis d’Eleochoria.

Au programme de ce samedi, un arrêt à Thessalonique pour acheter deux vélos dégotés de seconde main sur Marketplace. On en profite pour visiter la ville (la deuxième de Grèce). Le contraste avec les vieux tracteurs et les oliveraies est rude, on n’y reste pas plus que nécessaire. Et on se réjouit de poursuivre le périple en descendant tout gentiment vers le sud…

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