Projet Workaway #2: faire des joints en fumant des joints

« Bon, et comment on va bien pouvoir la raconter, alors, cette semaine? » 

Si on peine à la résumer, c’est parce qu’on ne sait pas trop quoi en penser. 

On a quitté hier soir, plus tôt que prévu, nos hôtes de Workaway. Le temps passé avec Ben et Stavroula, ce couple de quadras anglo-grec, était certes bien agréable sur le plan humain. Le travail sur le chantier de leur future maison l’était par contre un peu moins. 

Départ poussif

Tout partait pourtant plutôt pas mal.
À notre arrivée dans le nord du magnifique Magne (facile celle-là, OK!) dimanche soir passé, on a un peu halluciné en voyant l’endroit. Maison à deux pas de la plage avec un jardin certes sans dessus dessous mais luxuriant, animaux de tous les côtés, terrasse comme principal lieu de vie, kayaks à dispo, machine avec de l’excellent café xD 

Non, vous ne rêvez pas. Il s’agit bien d’une jument prénommée Deborah dans le jardin 😀

Mais quelques heures après la rencontre avec nos hôtes, on apprend que le lendemain, on ne ferait rien sur le chantier pour cause de lundi de Pâque… on se dit que c’est pas grave mais on trouve ça un peu étonnant pour des gens qui avouent avoir un grand besoin d’aide et de bras pour avancer. On passe donc le lundi à faire du kayak, rencontrer des gens à la plage et se balader. La virée sur l’eau nous plaît à fond, Ben nous emmène dans la « grotte bleue », dont la couleur de l’eau est incroyable et où on peine à distinguer la ligne d’eau. On en oublie un peu le reste.

Mardi et mercredi, au boulot! On bosse mais la mise en route du matin est plus que poussive. Des amis de nos hôtes doivent nous accompagner mais la joyeuse troupe tarde à arriver. Il faut ensuite aller acheter le matériau nécessaire pour la journée, se rendre sur le chantier et comptant que le nombre de véhicule est limité. Bref, tout prend du temps!

La rénovation se fait sans plan de la maison, sans programme, sans vraiment d’outils adéquats non plus. Les travaux en sont à l’étape du nettoyage et du remplacement des joints sur les murs extérieurs. Les gens qui sont là pensent plus ou moins qu’il faut faire comme ça mais personne ne sait exactement ce qu’il en est. On commence à travailler sur un mur, on part en faire un autre sans avoir fini le premier, on commence à appliquer un mélange de chaux liquide et de sable entre les pierres sans que le mur ne soit entièrement nettoyé…(Philippe reste néanmoins scotché par l’aspect obtenu en faisant la mixture, qui se prépare sans ajouter d’eau du tout)

Et toujours parmi les gens qui sont là, certainEs en fument pas mal, des joints, justement. Et ils en ont assez sur le coup des 15:00. Il faut dire qu’on a commencé tôt, il devait au moins être 11:00! 

Faut pas déconner non plus…

Le jeudi, on se lève et on se prépare comme les jours précédents. Mais après avoir attendu jusqu’à 10 heures et des brouettes, on apprend qu’on ne bossera finalement pas pour de multiples raisons qu’on ne saurait résumer ici. Ça nous réjouit d’abord (on va pouvoir aller faire un chouette tour en vélo et fêter la réouverture des tavernes!), ça nous saoûle un poil quand même ensuite. Pourquoi nous avoir fait venir alors? 

On se sent à la fois frustréEs mais aussi gênéEs du coup de profiter de l’hospitalité de nos hôtes sans rien ne pouvoir leur donner en retour. 

Quelques minutes après avoir enfourché nos VTT, on se regarde et on n’a presque pas besoin de se le dire pour savoir qu’on est du même avis. On décide qu’on restera encore le vendredi, histoire de terminer la semaine, mais qu’on repartira ensuite. 

S’en suit un long débat entre nous deux pour savoir si on continue de penser trop comme en Suisse (je ne sais plus qui nous a surnomméEs les « clockmakers » une fois…). D’un côté, notre sort est plus qu’enviable et on se rend bien compte que ce qui nous contrarie est un problème de riches. Mais de l’autre, on estime avoir été clairEs et honnêtes avec nos hôtes et on met ça sur le compte d’une erreur de casting.

On leur annonce donc notre choix le soir, et les retrouvant à la maison. 

Hier, on est quand même alléEs travailler et c’était chouette mais sans plus. 

On retire quand même du positif et du constructif de tout ça: procéder différemment pour les prochains Workaway. On a aussi fait des chouettes rencontres car Ben et Stavroula vivent avec plusieurs personnes autour, un peu comme dans une communauté. On tombe encoorr sur un cycliste français au long cours et sur une famille de Bâlois qui ont posé leur balluchon quelques temps avec tout ce beau monde. Philou a enfin pu pratiquer sérieusement la langue de Shakespeare.

Ça nous a fait du bien d’être en groupe et de partager une soirée à la plage avec musique, bières et slackline. 

On a donc réinvesti Louise à temps plein depuis hier soir et ça nous plaît bien. Cap sur le sud de la région pour la suite. On risque bien d’atteindre le point le plus méridional (au sud) de l’Europe continentale! 

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