Athènes et l’île de Limnos, puis le bilan

On the road again! Toutes les bonnes choses ont une fin, et notre vie de château à Methoni n’a pas dérogé à la règle.

Les propriétaires de Charly Point Villa sont rentréEs comme prévu dimanche soir dernier après leur voyage en Suisse. Il a donc d’abord fallu fêter leur retour (on boit un coup ?) puis notre départ imminent (qui prend un mojito ?), tout ranger dans Louise, profiter une dernière fois du matelas d’hôtel, faire le plein d’huile d’olive d’Olivier et s’en aller. On est repartiEs super contentEs de cette expérience sûrement unique en son genre sur notre trajet, et qu’on a prise comme une pause agréable, une rencontre incroyable (merci encore à Janine et Olivier d’avoir autant pris soin de nous), l’occasion de vivre encore quelque chose de différent.

Athènes, vite fait bien fait

Bref, il fallait quand même bien décoller de là-bas et on avait très envie de refaire ronronner Louise. On a pris la direction d’Athènes, qu’on a ralliée après un peu plus de 5 heures sur des autoroutes toujours aussi désertes et pentues. Notre plan d’attaque pour visiter la capitale : contacter un ami de Yiannis (notre 1er hôte Workaway) qui vit sur place. Ça a trop bien marché, puisque c’est avec ce même ami qu’on avait rendez-vous directement en arrivant. Le temps d’une soirée, on a bien pu discuter et il nous a baladé dans le centre pour que l’on puisse mieux se repérer avant de nous emmener sur son rooftop favori pour déguster siffler (enfin !) de bonnes bières artisanales. Le tout avec une vue nocturne et imprenable sur l’Acropole. Le passage dans des quartiers très animés, avec des terrasses bondées a fait oublier l’année écoulée à grand renfort de distance sociale. Ça fait à la fois bizarre et plaisir.

On aura même profité de l’hospitalité de Vasilis pour la nuit. LevéEs en même temps que lui le lendemain matin, on était trop heureux/-euse de s’élancer sur les pentes de l’Acropole. On a croisé de nouveau pas mal de monde, des touristes, de quoi confirmer le sentiment de la veille: oui, il y aura un « après covid ». On n’avait ni l’un ni l’autre réalisé que le site était à ce point perché en hauteur, c’est en fait ce que son nom signifie (acro = élevé, polis = ville). L’édifice le plus connu est le Parthénon, mais il y a en fait plusieurs temples et quelques autres monuments qui constituent la cité. Certains ont été détruits, d’autres ont changé d’apparence au fil des siècles et des époques. Une fois redescenduEs, on est alléEs approfondir nos connaissances au Musée de l’Acropole, juste en-dessous, qui est génial. Il rassemble plein d’objets et de parties (statues, gravure de frontons, …) qui ont été découvert sur le site.

Encore un petit tour de ville à pied et puis on avait eu notre dose de trafic, de bruit, de magasins. Il faut dire qu’on n’a plus l’habitude de tout ça et qu’on dirait bien que c’est de moins en moins notre truc! Alors, à peine 24 heures après y être entréEs, on est sortiEs tant bien que mal d’Athènes par le sud, en longeant la côte. Et il s’est avéré que cette côte est bien sympatoche, pleine de petites et grandes plages prisées des citadinEs, qui viennent tenter de s’y ressourcer le week-end. En semaine, c’était forcément plus calme. C’est dans ce coin qu’on a rencontré Sabine, Léo et leur ancien camion pompiers. Philippe est parti discuter avec eux vers 10 heures, et finalement, on a refait le monde et nos voyages respectifs jusqu’à ce qu’il soit temps pour nous de bouger, en début de soirée.  

En ferry à Limnos pour goûter aux îles

On serait bien restéEs avec nos nouveaux/-elles compagnons/-nes de France mais on devait aller prendre le ferry pour Limnos, une île du nord de la Grèce. Embarquement à 22 heures, nuit sans cabine tip top, pleine de vieux relents du Ancône – Igoumenitsa d’il y a trois mois.

Débarquement à 7 heures du matin tapantes, après un magnifique lever de soleil apprécié depuis le ferry. On a la monstre pêche mais le sentiment que ça ne va pas durer… On entame la conquête de cette île toute tordue, parfaite pour être découverte en quelques jours avant de siester une partie de l’après-midi. Et parce que le concept nous a séduitEs, on a sacrifié ce soir l’un des deux paquets de fondue religieusement remis à Olivier par les parents de Philippe. De la bombe en barre cette 100% Vacherin, surtout quand on la déguste tout seulEs dans un super spot, avec les couleurs incroyables du couchant comme dessert!

Le bilan grec

On a passé le cap des 3 mois de voyage en tout début de semaine dernière et on passe également nos derniers jours en Grèce. Une double occasion pour un petit bilan.

C’est indéniable, la Grèce continuera à rimer avec début de périple. Ça restera dans nos têtes le pays de la baffe qu’on se prend quand on se lance dans une telle aventure. L’endroit où on a d’abord senti un flottement, mélange de liberté et d’appréhension. Là où notre quotidien s’est vu chamboulé, chamboulé complètement et pour un bon moment. Après trois mois, on se sent de mieux en mieux et l’aventure évolue toujours plus positivement. Il faut dire qu’avec le climat frileux, les restrictions liées au corona et le cambriolage, on a dû garder le moral. Vu qu’on en est aux points négatifs, on a moins aimé la difficulté à échanger avec les indigènes et leur côté souvent un peu bourru et nonchalant. On n’est pas monstre fans non plus des serpents qui ont l’art de toujours aller se balader aux mêmes endroits que nous, mais on se soigne !

La Grèce ne faisait pas partie des pays dont on se réjouissait le plus, mais n’empêche qu’on garde malgré tout ça de supers souvenirs. On a surtout aimé les paysages et leur diversité. C’était génial de passer autant de temps en bord de mer, d’admirer de si beaux couchers de soleil d’un peu partout, de pouvoir faire autant de la montagne que de la plage, de voir des oliviers (et pas mal de cyprès !) partout et tout le temps. De contempler aussi des fleurs et des arbres incroyables. De découvrir quelques bribes de l’histoire et des sites dont on entend tant parler. De mordre dans des pitas lors de nos « dîners boulangerie » hebdomadaires. De parcourir des routes aussi jolies qu’en mauvais état et mal signalisées.

Enfin, au chapitre des surprises : de voir que le sport national était de rouler sans casquer alors que c’est obligatoire. De suivre des scooteristes avec dans une main soit des cafés à l’emporter, soit un natel, soit le casque, des fois. De constater qu’il y a à peu près autant de véhicules à l’abandon dans un champ qu’en circulation. D’apprendre que quand on construit en Grèce, on laisse apparents les fers à béton sur le toit, pour un éventuel deuxième étage. De comprendre après environ 100 jours ici que ce n’est pas parce que quelque chose est interdit qu’on ne peut pas le faire quand même…

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