Retrouvailles et été indien au Monténégro

Les baignades de fin septembre dans des eaux presque chaudes et sur des plages bien calmes, qu’est-ce que c’est le pied ! L’ensoleillement dure moins longtemps et la chaleur est moindre mais on en a profité à fond.

Surtout que le Monténégro nous a bien gâtéEs avec sa variété de plages et ses fonds marins grouillants de jolis poissons (mais faut pas déconner non plus, Philippe n’a toujours rien pêché malgré des tentatives répétées. Un problème d’hameçon serait à déplorer). Des grandes plages du sud, on est remontéEs la côte en faisant plusieurs stops dans des villes et des villages assez touristiques. C’était quand même chouette de découvrir par exemple l’ancien centre de Budva avec un peu moins de monde qu’en plein été. Cette vieille ville est extrêmement bien conservée, dommage que plus personne ne l’habite et que les apparts de location et les magasins de souvenirs aient remplacé la vraie vie avec des vrais gens. Comparé à la Macédoine du Nord, on a croisé beaucoup plus de touristes et de voyageurs/-euses, dont toujours une flopée de camping-cars et autres vans en route vers le sud pour y passer l’automne. Ensuite, on a aussi remarqué un mélange de nationalités vraiment important dans le coin : serbe, bosniaque, russe principalement mais aussi pas mal de personnes de Pologne, Italie, voire de contrées plus exotiques comme les pays baltes. Et toujours des AllemandEs à la pelle !

Enfin des retrouvailles !

Et après quelques jours écoulés doucement au bord de l’eau, on a eu de la visite ! Depuis des mois, on organisait un séjour avec Antoine, le meilleur pote de Philou, qui est venu passer ses vacances vers nous avec sa fille, Coco. Après leur arrivée à Dubrovnik et un saut dans une voiture de location, ils nous ont retrouvéEs au centre du pays. Comme ça nous fait du bien de passer à nouveau du temps avec des amiEs de notre « vie d’avant ».

Après les retrouvailles, on s’est remisEs en route, car on était loin d’avoir atteint notre destination. Le programme : passer d’abord une semaine « en montagne », à la découverte d’un autre parc, un de plus, celui du Durmitor, au nord du Monténégro. On y est arrivéEs par une petite, lente mais somptueuse route. On avait réservé un « cottage », qui s’est avéré être une cabane en bois bien authentique dans un hameau à 1500 mètres d’altitude. Avec un accueil des plus chaleureux : une énorme vache avec des énormes cornes plantée au milieu du chemin étroit qui devait nous amener au cottage. Ça restera l’un des croisements de véhicules les plus difficiles du voyage… La mer nous a semblé tout à coup bien loin, mais le cadre montagnard était super. C’était parti pour cinq nuits de cohabitation à quatre dans la seule et unique pièce de notre cahute. Ce qui était pour nous déjà bien plus grand que notre Louise, et avec un avantage de taille : une douche, une vraie, qui donne de l’eau chaude sans vaciller… Même à cette altitude, on a savouré les petits-déj au soleil les premiers matins. Hormis les apéros et les jeux de cartes de fin de journée, l’endroit constituait un camp de base idéal pour rayonner dans les alentours. A bord de la voiture d’Antoine, on s’est livréEs à plusieurs balades et activités. Escalade, marche, tour à cheval, rafting, route panoramique, le tout agrémenté de nombreuses pauses dans des restaurants et cafés (fréquentés sans aucun souci alors qu’on serait censéEs montrer un certificat à chaque fois…). Quel plaisir de grimper entre amis et d’aider Coco pour sa première voie avec corde en extérieur ! La petite semaine passée sur place et quelques caprices météo ne nous ont pas laissé le temps de voir tout le parc. Mais quelle belle région, sauvage et avec des paysages qui font penser parfois à la Suisse. Il y a aussi des maisons typiques que Philippe adore. Elles ont un toit en tôle très raide pour empêcher la neige de s’accumuler, ce qui leur donne une forme triangle très pointue.

Le temps de redescendre de notre patelin est finalement venu, après une dernière nuit dans le cottage perturbée par la visite probablement d’une souris, qui a fait un potin d’enfer. Alors qu’Antoine et Coco ont directement repris le chemin de la mer, on a fait un stop dans la ville de Cetinje, puis dans le parc du Lovcen, juste à côté. Le spot qu’on avait repéré pour la nuit là-bas devait nous offrir une vue imprenable sur les bouches de Kotor, LE highlight du Monténégro, qu’on s’était sagement gardé sous le coude jusque-là. En arrivant à cet endroit perché à 1300 mètres au-dessus de la mer, on a eu droit à un beau coucher de soleil, un peu voilé par des nuages, mais quand même mémorable. La nuit passée à ce « viewpoint » l’aura été tout autant, avec les lumières des villages de la baie qui scintillent dans le noir. De quoi aider à supporter la température en dessous de 15 degrés dans le bus le lendemain au réveil !


Le lendemain justement, on prend encore le temps de marcher un peu dans le Lovcen, on refait un stop à Cetinje pour voir un musée, et on retrouve Antoine et Coco à la Jaz Beach, proche de Budva. On y avait déjà dormi deux nuits avant leur arrivée, et comme il était facile de dormir là-bas et que la plage était chouette, on y est retournéEs toustes les quatre, eux dans leur hôtel en bout de plage, nous dans Louise.

Quelques jours dans la baie de Kotor et puis la pluie

Toujours en remontant au nord, on a passé quelques jours dans la baie de Kotor. Comme des bonnes grosses pluies étaient annoncées, on en a profité pour se baigner encore et lézarder au soleil. On a fait quelques chouettes rencontres, éphémères mais intéressantes : Alex, serbo-canadien champion de jetski, Aurore et Scott, un couple de notre âge en camping-car. On a aussi pris du temps pour réfléchir à la suite. Le plan pour cet hiver est maintenant plus ou moins défini : rester encore quelques jours en Croatie après le départ de nos amiEs, puis prendre la route de la Suisse pour y déposer Louise, qu’on a décidé de vendre. Rester quelques semaines au pays pour voir la famille, l’entourage, déplacer nos affaires du bus vers un sac à dos de voyage. On ira ensuite passer la saison froide sur un autre continent, très très probablement au Mexique. Une fois encore, penser aux mois à venir donne lieu à beaucoup de questionnements et nous met face à tellement d’options qu’on a du mal à départager ! Il pleut fort fort fort sur le Monténégro depuis 48 heures. Antoine et Coco tentent tant bien que mal de prendre du bon temps à l’hôtel, et nous on se renseigne, on regarde, on fait des démarches pour ces prochaines aventures, coincéEs dans un bus humide, dans lequel rien ne sèche !

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