Des plans pour la suite le long la côte croate

Après des journées pluvieuses et humides, le début de la semaine a coïncidé avec le retour du soleil.

On est restéEs quelques jours à Dubrovnik après le départ d’Antoine et Coco parce qu’on attendait des nouvelles de l’ambassade croate en Suisse. Elle nous a aidéEs pour qu’on puisse se faire vacciner contre cette m**** de covid en Croatie. A la fois soulagéEs et saoûléEs, sans trop savoir quoi en penser en fait, on a reçu un rendez-vous pour le mercredi. De quoi nous laisser le temps de bien visiter Dubrovnik et sa vieille ville fortifiée, sublime mais très touristique. On a aussi exploré les alentours, dont le quartier verdoyant de Babin Kuk, où on a squatté un camping fermé en compagnie de plusieurs voyageurs/-euses et autres retraitéEs en quête de soleil. Autant le mois de septembre était incroyable au niveau du climat, autant octobre est plus frais mais avec d’autres avantages.


La plupart des infrastructures touristiques sont fermées, mais du coup, il y a plein de parkings et campings accessibles librement. Il y a par contre encore pas mal de tourisme maritime, les voiliers de location naviguent encore bien et les ferrys de passagers aussi.
Durant la fin du séjour de nos amiEs et depuis leur départ, on a pris plusieurs décisions importantes pour la suite du voyage :

  • Mettre Louise en vente sur internet. Dans l’optique de la remplacer par la suite par une maison roulante plus grande et plus moderne. Son état mécanique est encore tout à fait bon, mais il conviendra désormais mieux à un usage plus modéré. Des virées le week-end, par exemple
  • Faire un crochet par la Suisse, en y restant juste quelques semaines pour passer du temps avec l’entourage avant de repartir
  • Partir passer l’hiver au chaud. Ou du moins, en évitant le froid au maximum. Il nous faudra donc quitter l’Europe pour ça. On a réservé un vol pour Cancún, Mexique à la mi-novembre. On restera presque 5 mois dans le pays, qu’on visitera en parties sac à dos. On ira aussi trouver des amiEs et faire du volontariat.

On avait donc l’esprit bien occupé en patientant pour la picouze, tout ça, ça fait quand même pas mal de démarches à entreprendre. Après avoir reçu notre dose (dont Valou a pu apprécier les effets secondaires à leur juste valeur durant la nuit fiévreuse qui a suivi), on a pu commencer à remonter au nord. Dire qu’on n’est pas tenduEs en repensant à une éventuelle nouvelle panne relèverait de la malhonnêteté intellectuelle. On a même envisagé de reprendre le ferry vers l’Italie pour réduire le nombre de kilomètres à parcourir avant la Suisse. Mais l’instant d’après, on se rassure en se disant que tout va tenir, et qu’on pourra même franchir le Grand-Saint-Bernard « easy »…
Une parenthèse (encore une !) : il y a eu un grand débat sur l’utilisation du verbe « rentrer » et de l’expression « route du retour ». Ces vocables ont d’abord été strictement bannis avant qu’on arrête de considérer ce « retour » comme un échec ou un problème et qu’on se convainque qu’en fait, ça serait trop chouette de revoir nos gens (la seule chose qui nous manque du pays !). Mais quand même, c’est une page qui se referme, un livre qui se tourne, ou peut-être l’inverse, en fait. On hallucine comme le temps a filé, on essaie de ne rien oublier de tout ce qu’on a déjà vu et vécu, on est fiEres de la route de ces 7 mois et quelques, on garde en tête qu’on a une chance immense de pouvoir faire ce qu’on fait. On se réjouit à fond de la suite, même si on a encore de la peine à réaliser qu’on va changer de continent et se lancer dans une autre grande aventure !

Un banana split à Split et une bibine à Bibinje

Le compte à rebours de ce fameux retour a été lancé. Mais quoi de plus joli que de finir par la très belle côte croate et ses routes agréables ? On aime beaucoup le coin, puisqu’on peut de nouveau passer la plupart du temps les roues dans l’eau. Et la proximité des îles avec la côte ainsi que leur quantité, tout ça est juste incroyable et donne des paysages uniques et parfait pour les sorties en voilier qui nous font bien baver !

Après Dubrovnik, on a passé une nuit sur une presqu’île, d’où on a pris un ferry pour ensuite faire un saut à Makarska. Cap ensuite sur Trogir, où on a eu le bon goût de s’envoyer une coupe glacée à la banane, puisqu’on n’était qu’à quelques kilomètres de la ville de Split. Toujours par souci de conjuguer toponymie et gastronomie, on a enchaîné avec une bonne bière – pseudo-artisanale de surcroît, ce qui n’est pas toujours évident à trouver dans ces contrées – dans le village de Bibinje. On s’est y arrêtéEs à côté d’une marina, de nouveau à quelques mètres de la mer, de nouveau à côté de campings-cars allemands. On ne se lasse pas de regarder les bateaux, les terres insulaires en face et l’eau, turquoise et limpide. Derniers moments d’Europe avant d’avaler (en plusieurs jours pour ne pas froisser Louise) les un peu plus de 1’000 kilomètres qui nous séparent du bercail…

Les dernières baignades dans une eau…plutôt fraîche!

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