Viva México, cabrones! 

Cette fois, on y est! Le Mexique, le Yucatán, les Caraïbes. On a encore de la peine à y croire.

Mais on se prend la réalité en pleine face en parcourant à peu près 100 mètres, soit la distance qui sépare notre « cabaña » de la mer, des cocotiers, du sable blanc, des pélicans. 

Les 3 semaines en Suisse se sont écoulées avec un faux rythme, entre la nonchalance des journées grises d’automne et quelques questions un poil importantes et stressantes qu’il nous fallait régler. Tout s’est finalement bien goupillé, on est même parvenuEs à vendre le bus et à en acquérir un nouveau, plus grand, plus récent, et surtout plus jaune, pour 2022. 

C’est donc l’esprit bien gai que l’on a pu se réorganiser pour passer de « ma vie dans 4 mètres carrés » à « ma vie doit rentrer dans ce fichu sac de 60 litres et celui-ci doit rester le plus léger possible ». Mission accomplie, avec encore bien moins d’affaires qu’avant et le pressentiment que dans 5 mois, on ne pourra plus du tout voir ce fichu t-shirt que pour l’instant, on adore tellement…

Jet lag et tacos vegetarianos

Et puis le moment tant attendu d’aller à Genève-Cointrin est venu! Après avoir contrôlé 284 fois les conditions de transit et d’entrée des pays sur notre itinéraire, le tout sous l’oeil sceptique d’un papa encore plus préoccupé que nous, nous nous sommes envoléEs par un matin brumeux de novembre. Notons au passage qu’à aucun moment, ni en Suisse, ni à Paris Charles-de-Gaulle ni au Mexique, il a été question de test ou besoin de vaccination. Un masque porté des heures durant, et c’est tout! 

Voyager pendant presque un jour, passer autant de temps dans un avion, ça faisait longtemps. On a alors réalisé que la donne allait changer pour les 5 prochains mois, et que là, on partait vraiment loin! On comprend en écoutant les gens autour dans l’avion que beaucoup viennent passer une semaine, 10 jours dans le Yucatán. Ça nous semble un peu fou, vu la grande traversée à entreprendre pour parvenir jusque-là. 

Arrivée à Cancún sans encombre, les yeux et la bouche grands ouverts. On passe une petite nuit dans cette ville sans la visiter avant de prendre un bus à la première heure (une seule liaison par jour vers l’endroit où on avait réservé un logement).

Direction Mahahual, où on passera les 2 prochaines semaines dans une de ces fameuses cabanes. 350 kilomètres parcourus en 6 heures, ça ne nous change pas trop de la moyenne horaire de Louise. A la différence près qu’on roule sur des lignes droites interminables au milieu de la mangrove, végation verte et luxuriante caractéristique des climats tropicaux. 

Une fois sur place, on découvre un gros village à la fois isolé et touristique. On comprendra petit à petit qu’il vit en fonction des paquebots qui se pointent à l’horizon. En résumé, pas de bateaux, pas de gringos. Pas de gringos, peu de restos abiertos…Le premier repas les pieds dans le sable restera gravé, euphoriques, gâtéEs par la vie et jetlagéEs que l’on était. Il a fallu quelques jours pour trouver nos repères. On prend juste le temps d’admirer les cocotiers, de ramasser puis d’ouvrir les noix de coco pour en boire l’eau et se goinfrer de la chair (en se croyant tout à coup dans Koh Lanta). On est super contentEs d’entendre l’espagnol local et chantant, de goûter à une nourriture savoureuse et toujours la même (tacos ou…tacos? mais des tacos avec un vrai goût de maïs et plus petits que ceux qu’on connaît) et de pouvoir ressortir le maillot de bain. Le dépaysement nous envahit, on est réveilléEs par le chant d’oiseaux jamais vus, on découvre aussi la face cachée des Caraïbes: des algues et des déchets qui rendent la baignade peu agréable à certains endroits. 

Mais pas plus tard que le lendemain de notre arrivée, la pluie, que dis-je, la mousson s’est invitée et s’est accrochée au-dessus de nos têtes pendant bien quatre jours. Heureusement qu’on a gardé notre abo Netflix et que Philippe voulait se remettre intensivement à l’espagnol!

Notre petite bicoque est à 20 minutes de marche du centre, et on n’a d’autre choix que de braver les éléments pour aller se sustanter. On adopte alors le look k-ways/tongs, voire k-way/pieds nus lorsque les rues sont vraiment trop inondées.

C’est justement pendant l’un de ces allers-retours que Philou reconnaît sur la plage Clémence, une voyageuse belge que l’on suit avec son mari sur les réseaux. On s’était même écrit l’hiver passé pour échanger des conseils pour l’aménagement de bus. Et voilà t’y pas qu’on se retrouve au même endroit! 

On partage donc une soirée et des bières avec eux, c’était sympa!

Les averses et les déambulations sur le malecón (promenade maritime) de Mahahual ont continué de rythmer nos journées. Et puis le ciel s’est un peu ouvert et on a sympathisé avec un couple de voisins, des Hongrois qui ont posé leur bus dans l’enceinte des cabanes. En vrai, on pense qu’ils ont eu pitié en nous voyant ouvrir les cocos au couteau suisse, et sont venuEs nous proposer leur machette. Et nous voilà repartiEs pour une petite soirée bière-tacos dans un mélange d’anglais, allemand et espagnol qui devrait bien faire marrer les linguistes…

Mike, on est dans les Caraïbes! 

Y pues, aquí estamos. On regarde une maman et ses enfants qui passent une bonne partie de la journée à pêcher une foule de petits poissons, avant de les évider et de balancer en l’air les déchets aux oiseaux qui les saisissent en plein vol. On regarde aussi les énormes bateaux de croisière qui accostent à 2 kilomètres de là pour débarquer leurs flots de gring@s qui se baladent en voiturettes de golf ou en segways. CertainEs font aussi du quad, c’est vrai que les rues toutes droites et toutes plates sont vraiment a-dé-quates et in-té-res-santes à sillonner sur ces engins puants et bruyants.

On planifie aussi un peu la suite du voyage, mais il y a tellement d’endroits à voir et de choses à faire qu’on ne sait trop où donner de la tête…

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