Beaucoup de suissitude au Mexique et un Noël sous les palmiers 

Arrivée dans une Oaxaca en pleine ébullition. Un trafic intense, du monde plein les rues et une difficulté sans nom à trouver un taxi qui puisse nous emmener à notre logement réservé trop loin du centre pour qu’on puisse y aller à pied avec les sacs.

À la nuit tombante et après une journée de colectivo, on retrouve Cindy qui est arrivée quelques heures plus tôt. Comme on devait être toustes les 3 au même moment au même endroit, on a de nouveau partagé le logement. On se raconte nos dernières aventures respectives avant un souper improvisé « à la maison ». 

Le lendemain sera notre seul jour entier sur place pour arpenter cette ville colorée, capitale de l’état du même nom. C’est la plus grande bourgade depuis le début de notre voyage mexicain. On déambule donc entre marché artisanal, marché « de alimentos » où on profite d’un des bouis-bouis pour croquer une morse, zone piétonne, places aux édifices d’époque et boutiques de peintures et autres gravures. Philippe a même l’occasion de goûter les « chapulines », des sauterelles grillées qu’il n’a même pas besoin d’acheter puisque la tenancière du stand lui en propose à la dégustation par pelletées…

Valentine préfère jeter son dévolu sur une autre spécialité du crû: el chocolate caliente. Les échoppes qui en proposent fleurissent au centre de Oaxaca, laissant échapper des effluves de cacao et d’épices (ça se prépare très souvent avec de la cannelle et une bonne dose de sucre de canne) à tomber à la renverse. 

Une dernière soirée avec Cindy puis il faudra reprendre la route au petit matin pour d’autres retrouvailles aussi improbables que réjouissantes, celles avec Didier et Margaux (les filles étant d’anciennes collègues)! 

Quatre RomandEs à Orizaba

Le choix du point de rencontre s’est un peu fait comme dans un problème de maths de 6ème primaire. Margaux et Didier sont là, Valou et Philou sont ici. Qu’y a-t-il entre les deux groupes environ à équidistance, atteignable en vélo et en transport public d’ici la date fixée et qui soit un tantinet sympa pour un séjour?

Le pointeur est tombé sur Orizaba, pas loin du pic du même nom qui n’est autre que le point culminant du Mexique (5’600 et des brouettes tout de même!). 

Il nous faudra pas moins de 4 bus, dont 2 transports urbains) pour parvenir tout enjouéEs à destination.

Alors qu’on se retrouve dans une maisonnette louée pour 4 jours, on est impressionnéEs de constater qu’il et elle ne nous ont pas raconté des cracks! Le couple est bel et bien venu jusque-là en deux roues après plusieurs milliers de kilomètres parcourus à la force du mollet (et tient d’ailleurs aussi un blog pour raconter son épopée étasunienne puis mexicaine). 

Ça fait trop bizarre de voir leur bouille ici et on fête ça en grande pompe avec des bières dans le jardin qu’on a le luxe d’avoir à disposition.

Au menu des jours d’après: longues balades sur les berges d’un fleuve plutôt en mauvais état, crapahutée sur colline puis descente en téléphérique, escapades gastronomiques plus ou moins réussies, parties endiablées de jass à la maison et loooooongues, très looongues discussions pour partager tout ce qu’on avait à se raconter. Aah et comme l’endroit s’avère peu fréquenté par les touristes étrangerEs, et sûrement aussi parce qu’on ne parle pas très doucement, on se fait assez rapidement remarquer. Ce qui vaudra aux filles l’honneur de se faire prendre en photo avec une famille de la capitale en vacances dans le coin…

Au final, Orizaba aura fait montre de bien plus d’intérêts et de plaisirs qu’escomptés. On gardera un souvenir impérissable des trajets en bus urbains d’une autre époque et complètement défoncés, qui secouent et qui vibrent comme pas permis, qui puent la fumée noire qu’ils recrachent en quantité bien trop importante et qui font un potin du diable. 

On a adoré ces retrouvailles sous le signe de la bonne humeur et des blagues bien senties pour un séjour des plus incongrus, qui est passé bien vite. Margaux, Didier, Arion et Melvin (on donne bien des prénoms aux vans, pourquoi pas faire de même avec des vélos?) sont remontéEs en selle, cap sur Veracruz puis le Yucatán. Nous, on devait enchaîner avec une autre rencontre au sommet toute aussi attendue: celle avec Fanny (amie de l’université de Valou qui a débarqué au Mexique il y a plus de trois ans pour le travail), qui devait nous présenter son amoureux Jorge et leur petit nid douillet en plein coeur de Mexico City…

Noël les pieds en éventail

Des retrouvailles encore, émouvantes et joyeuses. Il faut reconnaître que Fanny et Jorge se plient en quatre pour qu’on se sente comme chez nous et pour nous gâter et pour qu’on profite d’un maximum de choses. On visite naturellement la ville, que Valou connaissait déjà pas mal pour y avoir passé 3 semaines en 2017. On va voir un show de lucha libre, le quartier de Coyoacán, le coucher de soleil depuis le toit de leur ancien immeuble, quelques musées et expos, pas mal de parcs. Mais surtout, on s’échappe du tumulte de la métropole pour Noël. Nos amiEs ont leurs habitudes dans un parc à deux heures de route, une sorte de Center Parks propret où on peut camper et se baigner dans l’eau limpide d’une petite rivière endiguée. Les journées à Las Estacas sont chaudes, à la différence des nuits, lorsqu’il nous faut alors enfiler les habits thermiques et même la doudoune avant de s’enrouler tel des burritos dans nos sacs de couchage. C’est un peu ça, le climat par ici. L’altitude joue sûrement un rôle (Mexico: 2’400 mètres environ, Las Estacas: 1’500 mètres). Il n’empêche, on a radicalement changé de décor pour ce premier Noël loin de la maison, sous des palmiers impressionnants par leur hauteur. Ça, c’était pour le 24. Et le 25, de retour à Mexico, on a improvisé un sapin avec quelques cadeaux, un souper et un film de Noël et c’était génial!

Sinon, Philippe progresse tous les jours en espagnol. Pas le choix s’il veut discuter avec Jorge et suivre les conversations à quatre, souvent dans la langue de Cervantes. Il commence même à faire des jeux de mots (parfois douteux, soyons honnêtes) et à comprendre les particularités du parler mexicain. Valentine a toujours autant de plaisir à parler et la remise à niveau intensive lui fait grand bien! 

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