De Mexico City au lac Chapala avec une escale par Bonne Année et une autre à Guadalajara

On a quitté CDMX (Ciudad de México), la cité de tous les contrastes.

Terminado, les hélicoptères des mieux nantis qui narguent depuis en-haut les chariots bringuebalants des ramasseurs de déchets. Si on a bien profité pour dormir, se poser, passer du temps avec nos amiEs, le séjour dans la capitale a quand même été intense. On retiendra les déplacements en voiture sur le périph’, une façon bien différente de voir la ville, et nous qui chantions à tue-tête des airs de tous ordres et de tous âges. Plongée tête la première dans la culture mexicaine: restaurant avec des mariachis, marchés de Mexico, discussions sur le pays, plats et produits typiques, rencontres avec des locaux/-ales, encore des visites.

On s’est aussi atteléEs à la préparation du Nouvel-An, tout aussi teintée de folklore. On a passé 3 heures à l’arrière de la voiture, voyageant avec…une énorme piñata entre nous deux!

C’était clairement le highlight du Réveillon pour nos tronches d’Helvètes, on n’attendait que le moment de pouvoir taper dedans comme des brutes. 

Le plan était d’aller fêter Nouvel-An chez une cousine de Jorge (l’amoureux de Fanny) à Querétaro. On était avec une quinzaine d’autres membres de la famille dans un quartier de 128 villas toutes les mêmes apondues les unes aux autres. De quoi se tromper facilement de porte et débarquer dans le salon des voisinEs en revenant d’une petite promenade! (C’est du vécu!). Une célébration « muy mexicana » dans la nourriture, dans la manière d’organiser les festivités, dans la musique, dans les traditions. On a avalé les 12 raisins sur chacun des coups de minuit. Avant ça, on a enfin pu se déchaîner sur la piñata mais les yeux bandés et après avoir dû tourner beaucoup trop de fois sur nous-mêmes. Et  à notre plus grand désarroi, les bonbons contenus dans la fameuse n’étaient en fait pas bons du tout…

On a repassé le 1er janvier à table à se taper la cloche, après trop peu d’heures de sommeil. Des jeux de société et quelques danses de salsa étaient aussi au programme. Et comme au bout de la table, il y avait tout un assortiment d’alcools du crû, on s’est lancéEs dans une dégustation exhaustive. « Remettons un peu les choses dans leur contexte. C’est pas tous les jours qu’on sirote du mezcal avec un scorpion pendu dans la bouteille! », a très justement rappelé Fanny…


Guadalajara, chouette mais tentaculaire

Feliz año, tout ça tout ça, puis on avait notre dose de réunion familiale de grande ampleur et on s’en est alléEs. Les adieux malgré tout émus avec Jorge et Fanny étaient en vrai des au revoir, puisqu’on repassera chez eux début avril avant de prendre notre vol retour depuis Mexico. Cap sur Guadalajara, aussi une très grande bourgade. La deuxième ville du pays à notre connaissance en fait… Après une longue traversée de la ville en métro puis à pied, on rejoint finalement notre Airbnb un peu excentré mais correct. Il était décrit avec une cuisine, qui s’est avérée comporter un évier, un micro-ondes, deux bols et une cuillère à soupe. Il a donc fallu faire preuve d’ingéniosité, heureux/-se de considérer que comme ça on a essayé des trucs qu’on n’aurait jamais mangé autrement… 

On visite le centre sur une journée, après avoir déjeuné au Marché Corona (succulentes « gorditas »). Il y a des très beaux endroits, bâtiments, mais pas mal de mendicité aussi. Et puis on rit autant qu’on hallucine en voyant les gens faire la queue pendant deux heures pour accéder quelques instants à une patinoire installée pendant l’hiver à côté de la cathédrale. Les MexicainEs sur des patins à glace, c’est du beau spectacle! Surtout quand une grosse flaque s’est formée au milieu de la patoche à cause de 23 degrés de l’après-midi…

Les deux jours suivants sont peu productifs mais pas déplaisants, on remercie chaleureusement la galette des rois, ici connue comme Rosca de Reyes. On s’apprête à rejoindre un nouveau Workaway à une centaine de kilomètres de Guadalajara et pendant plusieurs heures on attend Salva, le responsable du projet où on va. Sa femme et lui ont commencé il y a douze ans à construire ce qu’il et elle appellent un « centre de sensibilisation à l’écologie » au bord du lac Chapala, le plus grand au Mexique. 

On fait donc la route avec Salva, qui devait justement venir à Guadalajara, et on profite pour faire connaissance dans la voiture. 

Bienvenida a Igloo Kokolo!

L’arrivée sur le site restera gravée, entre les lumières du couchant, la joie de sortir enfin du tumulte urbain et le charme des « igloos » où on loge. On est au milieu d’une forêt, sans voisins, avec vue sur le lac et les montagnes de l’autre rive. On a le choix de notre igloo et, forcément, on prend le plus spacieux, celui avec lumière et eau… 

Pour le reste, ce sera toilettes sèches, boiler au feu de bois pour la douche, cuisine et salle à manger ouvertes, espace de yoga/sport, hamacs. On vit beaucoup en extérieur, ça nous rappelle le bus. Il fait à nouveau bon la journée et plus froid la nuit. Mais comme on a fait l’acquisition en urgence pour venir ici de deux magnifiques sacs de couchage à l’équivalent de la Coop du coin, autant dire qu’on est paréEs! 

Nous renoûames avec les joies du Workaway dans un petit coin de paradis

Colibris, papayes et herbes aromatiques dans le jardin, araignées énormes, sauterelles de la taille d’un doigt, la nature opère un retour triomphal dans nos vies! Qué bien! On se plaît beaucoup, on travaille à peine moins (organisation à nouveau un peu vacillante de la part de notre hôte) mais tant pis, l’endroit vaut le déplacement! Nos missions pour l’instant: participer à la construction d’une toilette sèche/douche supplémentaire (le chantier de Philou, dont le talent, la rapidité d’exécution et le bon sens ont encore fait mouche) et offrir une cure de jouvence (nettoyage, taille) à toutes les plantes et autres arbres du site (le chantier de Valou, dont la maladresse pour des tâches plus complexes n’est pas passée inaperçue non plus).

Reste plus qu’à cohabiter harmonieusement avec les autres bénévoles (ou les convaincre malgré nous de s’en aller plus vite qu’escompté) et on pourra se targuer d’avoir emmanché 2022 en grande pompe! 

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