La première semaine de voyage avec Indiana : pas de doute, on s’en souviendra !

A notre retour du Mexique, une mission précise chacunE nous attendait : pour Philou, c’était de modifier notre nouveau bus, Indiana.

On l’a achetée déjà bien aménagée mais sans panneau solaire (et donc sans électrification correspondante) et tapissée d’une sorte de lino-papier peint peu à notre goût. Philippe a alors pu revêtir ses salopettes et retourner tâter de la visseuse dans l’atelier de Papa. Deux semaines plus tard, c’est une Indiana lamée à l’intérieur, pourvue en prises électriques, en douche et autres aménagements utiles qui était parée au départ.

On vous présente Indiana! pourquoi ce nom? la réponse est dans la couleur de la carrosserie…

De son côté et pendant ce temps-là, Valou s’est offert deux semaines de « wwoofing » (bénévolat orienté agriculture bio) dans une super ferme de la campagne vaudoise.

Ces deux missions accomplies, le temps est venu de repartir à l’Est avec l’envie d’aller découvrir la partie de la Turquie qui nous manque puis de monter vers la Géorgie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan. En rêvant un peu, on prévoit même d’aller jusque dans les « pays en -stan ». Mais la réalité géopolitique nous rattrape pile à cet instant et on se dit que ça sera un peu compliqué. Bref, on verra bien !

Toujours est-il qu’on est partiEs un matin de fin avril, au volant de ce qui nous semble être un camion, tellement il est spacieux, haut, grand. La nouvelle série d’adieux a été un peu difficile mais la joie d’avoir une si belle et confortable maison vient rapidement égayer notre route. Jusqu’ici, tout commence plutôt bien…

On peut-être aurait dû en profiter, car les déconvenues se sont un peu enchaînées depuis ! Après une semaine à peine, voilà le bilan :

  • Une amende salée parce qu’on roulait sans vignette
  • Dans la même journée, un détour de 3 heures parce qu’on a acheté le mauvais modèle de carte SIM
  • PostFinance qui se décide à nous envoyer à notre adresse en Suisse une nouvelle carte (justement celle qu’on utilise pour les retraits aux bancomats) quelques jours après notre départ. En gros, si celle qu’on a avec nous n’est plus valable, ça devient compliqué pour prendre du cash
  • On s’est renduEs compte entre temps aussi que l’Azerbaïdjan, qui devait nous propulser vers les pays en -stan, a bel et bien rouvert ses frontières…mais uniquement ses frontières aériennes. Donc à cause du covid impossible d’y arriver par la route jusqu’à nouvel ordre. Et donc de visiter le pays. Et potentiellement de prendre à Bakou ce ferry qui nous mènerait au Kazakhstan.

De l’importance de bien préparer son voyage…

FortEs de toutes ces péripéties, on aurait pu penser qu’on en avait eu pour notre karma. Apparemment pas ! Il y a deux jours, on s’est pointéEs comme des grandEs à la frontière turque gonfléEs d’ambition. « Si tout va bien, demain on sera déjà plus loin qu’Ankara ». Le plan : rouler, rouler, rouler pour traverser rapidement les 1’500 kilomètres qui nous séparent à ce stade de la région de Gaziantep. Ça devait nous prendre trois jours…

Sauf que la douanière du deuxième guichet ne nous a jamais laisséEs passer au motif que le bus n’est pas à notre nom sur la carte grise et que dans un tel cas, il faut une procuration notariée. Dommage, on (assurance voiture et service autos) nous avait précisé que ce même papelard n’était pas nécessaire au moment où on a choisi de mettre le bus au nom de la maman de Philou (car comme on n’a pas de domicile en Suisse, on ne peut pas y immatriculer de véhicule…). Les changements de pays à l’intérieur de Schengen n’ont pas posé problème vu qu’il n’y a pas de contrôle à ce sujet. Mais hors Europe, les choses se corsent…

On a essayé de batailler un peu, en vain. « Mama, problem », qu’elle répétait la dame. Et on fait demi-tour en emportant notre abasourdissement avec. Nous voilà coincéEs dans la dernière ville grecque d’Alexandroupoli, au bord d’une plage d’où distingue la première ville turque au loin. On est énervéEs, on s’en veut de ne pas s’être renseignéEs davantage, on revoit les plans six fois par heure et on se tape des ascenseurs émotionnels à chaque contact avec la Suisse. On est en pleines démarches pour obtenir cette fichue procuration officielle à distance. Rien n’est encore gagné et on se prépare psychologiquement à naviguer entre l’Italie et le Portugal si on ne peut pas sortir d’Europe. Parce que la Slovaquie, et la Pologne, on a du mal à se projeter. Et parce que le litre d’essence à 3,30.- en Suède fait quand même un peu mal au sac…

Pour rester dans du positif, on se réjouira quand même d’avoir parcouru 2’700 kilomètres en quatre jours (un chiffre astronomique pour notre rythme de babas cools) et d’avoir pu rendre une visite surprise à nos amiEs Yiannis et Vanessa en traversant la Grèce.

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