Le coup de la panne, saison 2

Samedi passé, alors qu’on traversait une ville de taille moyenne dans la moiteur de la fin d’après-midi, plus possible de passer les vitesses. Au moment de se ranger sur le bas-côté de la route de contournement de Milas, on ignorait qu’on s’apprêtait à passer presque une semaine ici…

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Vivre une semaine comme s’il s’en était passé tout plein

Le bilan de la semaine dernière a soulevé plus de questions qu’il n’a apporté de réponses. Ce qui est certain, en revanche, c’est qu’on vit une quantité monumentale de choses intenses chaque jour. La semaine écoulée en est un excellent exemple.

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Du Profitis Ilias, ben on ne voit pas ma maison!

Deux thèmes pour cette semaine: la montagne et la ville. Le troisième et le quatrième, ce serait la bière et l’étude comparée des pitas, mais ce n’est malheureusement pas une spécificité des 7 jours qui viennent de s’écouler…


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Du Magne et du farniente

Il y a tout pile une semaine, on s’arrêtait pas loin d’Areópoli, au bord d’une belle plage de galets avec des arbres parfaits pour y accrocher le hamac pour la première fois du voyage. Summum du blues le soir avec un coucher de soleil trop beau, un feu de camp et même un souper cuit sur les braises. 

Après ce joli week-end, on était d’attaque pour visiter vraiement le Magne, tout au sud du Péloponnèse. « Il n’y a que Magne qui m’agne », « allez Magne-toi un peu Charles »: les jeux de mots étaient au rendez-vous! 

La région se caractérise par sa côte sauvage et morcelée et ses villages tout en pierres et parfois abandonnés. On y trouve pas mal de demeures qui ressemblent à de petits châteaux, le tout toujours entouré d’oliviers mais aussi de citronniers (on n’en a jamais vu autant et les fruits sont énormes!), d’orangers et d’une foule de plantes colorées dont on ignore le nom. On emprunte donc une route à nouveau sinueuse, à nouveau en « moyen » état, et on colle à nouveau des pentes bien raides dans la face de Louise (qui vrombit sagement sans broncher d’ailleurs). 

Faire avec ce qu’on a…pas!

On a quitté la civilisation lundi (c’est-à-dire, la région d’Areópoli) sans trop refléchir, pensant trouver chemin faisant de quoi remplir le frigo pour les jours suivants. Mais après avoir roulé un peu et traversé 3 hameaux qui sur la carte avaient l’air de villages dignes de ce nom, on a compris que la tâche serait plus ardue qu’imaginé. On avait évidemment quelques provisions, mais l’idée de manger des pâtes au riz pendant plusieurs jours nous branchait moyennement. Et dire qu’on avait un peu ri la veille en observant deux Allemands posés à côté de nous sur la plage qui se préparaient des wraps…aux raviolis…

Quelques villages plus loin, toujours pas le moindre minimarket à l’horizon. On visite Gerolimenas, bourgade de pêcheurs, en repoussant le problème du ravitaillement à plus tard. « D’un côté, on a encore de l’essence, de l’eau et des bières », se dit-on. 

Finalement, on a tout misé sur les fonds de frigo, qui ont été accomodés avec inventivité et talent. Et ça nous a donné une bonne excuse pour tester une taverne à Porto Kagio, autre localité du bout de la péninsule où flotte un air de confins du monde…c’est peut-être pour ça qu’on était les seulEs hôtes de la soirée. Autant dire que plus le temps passait, plus les masques tombaient…

Suivre la course du soleil

Au vu de la beauté du coin, on décide que celui-ci est idéal pour y admirer le lever ET le coucher du soleil dans la même journée, dans deux décors distincts. Réveil à 6:00 pour grimper vers une petite chapelle agripée à la falaise au-dessus de la mer, avec vue sur la baie de Porto Kagio. On assiste au spectacle, seulEs depuis notre perchoir. On ne regrette pas le réveil matinal. Un café/porridge plus tard, on enchaîne avec une randonnée jusqu’au Cap Tenare, point le plus au sud de l’Europe continentale. Au-delà du côté anecdotique d’être tout en bas du continent, il y a un phare gardienné accessible seulement à pied dont la situation est impressionnante tant il surplombe la mer. Très belle balade qu’on a faite avec notre compagnon du jour: un chien que Valou a surnommé Médor, et qui a marché avec nous depuis Porto K. pendant quasiment 4 heures!

Le soir, on a choisi de s’arrêter pas loin de Vathia, village typique mais complètement désert pour le coucher de soleil. Les jeux de lumière sont incroyables et l’endroit est tellement calme qu’on dort au bord de la route principale sans que ce ne soit dérangeant du tout.

Mercredi, on est ressorti des profondeurs du Magne et retournéEs plus au nord. On s’est arrêtéEs sur deux autres plages, on avait déjà dormi à la seconde en arrivant dans la région. La première était, elle, à côté d’un camping dont on n’a toujours pas bien compris s’il allait ouvrir, était ouvert, n’ouvrirait pas. Toujours est-il qu’un habitué de lieux nous a approchéEs pour nous dire qu’on pouvait utiliser les douches chaudes du camping, y prendre de l’eau etc… 

On ne s’est pas fait priéEs, et on a donc « squatté » ça pendant deux jours…

2 mois et toujours en Grèce! 

On a passé cette semaine le cap des deux mois de voyage. Ça commence à se voir à notre coupe de cheveux qui ne ressemble plus à rien et à notre air buriné par le grand large! Philou a « changé de couleur » et Valou a le nez plus rouge que jamais.

Le temps file, on a déjà vu pas mal de choses tout en restant dans un seul et même pays. 

Là, on bouge un peu moins et on s’autorise quelques jours de farniente. Il faut dire que la saison s’y prête spécialement bien: pas trop chaud, des plages toujours désertes, une grande facilité à trouver où se poser avec Louise sans être embêtéEs par les « anti-vanlife ». Si on se pose un peu maintenant, c’est aussi parce que nos plans nous retiennent de toute façon pour quelques semaines encore en Grèce. Ensuite, on essaiera de traverser en ferry via les îles vers la Turquie…

La montée vers Pâque les pieds dans l’eau, dans le Péloponnèse

Kalimera et Kalo Paska! (Bonjour et Joyeuses Pâques!) 

Au moment où on écrit ces lignes, la Pâque orthodoxe bat son plein.
Parce qu’on vous adore et qu’il vous faudra pas mal de courage pour lire ce long article, voilà LA photo kitschoune de circonstances qu’on a prise exprès pour ce post:

Après un samedi très pluvieux la semaine passée, le dimanche a été plus clément. On en a profité pour se balader dans la région de la petite plage où on était restés 4 nuits (ce qui est beaucoup pour notre bougeotte et nous!)

Ensuite, lundi on est repasséEs par Nauplie puis cap vers le sud, dans l’une des régions les plus touristiques de la Grèce continentale.

On devait s’arrêter et passer quelques jours à Leonidio, endroit très réputé dans le milieu de la grimpe et qu’on nous a recommandé à plusieurs reprises. Mais arrivéEs là-bas, on peine à se repérer. Le village est un peu mort, pas de chouette place à proximité des voies où se poser, on est un peu fatiguéEs de la route, peu de grimpeurs/-euses à l’horizon. Philou perd patience, Valou trouve ça dommage et on passe notre chemin. On emprunte des routes sinueuses et panoramiques qui surplombent la mer. Elles sont assez bonnes sur la côte mais les virages n’en finissent plus et font s’ouvrir les tiroirs du meuble à l’arrière. Ça nous ramène en Corse. C’est intense autant pour la personne qui conduit que celle qui est à côté mais ça vaut le coup d’oeil. Aux tronçons le long de la côte succèdent d’autres dans les terres. On ne fait que monter pour redescendre droit derrière, c’est parfois assez raide. On traverse de nouveau des villages, bon OK, des hameaux, qui ont l’air comme figés dans le temps et où il n’y a rien à part 3-4 maisons et des troupeaux de chèvres/moutons mélangés. 

Rencontre improbable

Et là, au sortir d’un virage au beau milieu de nulle part, on reconnaît en face Alphonse, le camping-car de Matthieu et Typhaine, rencontréEs sur le ferry depuis l’Italie. Tout le monde plante sur les freins et se parque sur le côté. On se salue, on se marre. C’est à la fois improbable et couru d’avance (dans le fond, on vise quand même un peu toustes les mêmes endroits). On reste presque une heure sous le soleil, à discuter sur la route, en s’écartant quand même de temps en temps pour laisser passer de rares voitures…

On échange sur nos aventures respectives. 1 mois et demi s’est écoulé depuis qu’on s’était séparéEs mais on a toustes l’impression que ça fait bien davantage. On se promet de se donner rendez-vous dans un bar la prochaine fois, leurs envies devraient aussi les mener en Turquie cet été. 

De manière globale, on commence à croiser plus de monde, dont une large majorité d’AllemandEs. On a passé davantage de nuits à côté d’autres vans que seulEs. Comme lors de nos vacances passées avec Louise, les discussions s’engagent parfois mais pas systématiquement. Comme si on n’avait pas forcément envie tous les jours de raconter une fois de plus notre parcours, notre vie, notre itinéraire. Les profils des gens et de leur véhicule varient beaucoup, ça anime nos propres échanges et ça alimente parfois notre « gentille médisance » (qu’on travaille à faire disparaître, promis 😉 )

Parmi les rencontres qu’on retient pour cette semaine, celle avec un couple greco-allemand plus tout jeune, aussi dans un VW, et qui nous a demandé notre Instagram en partant. Ou celle avec un Hollandais dont on ne sait même pas le prénom, mais avec qui on a parlé de la randonnée en Nouvelle-Zélande, de la mauvaise santé du monde hospitalier en Europe occidentale et des relations de couple en voyage…Avec les Grecs/-ques aussi, on cherche toujours le contact. Mais cette fichue barrière de la langue ne nous aide pas. Les quelques mots qu’on baragouine font en général leur effet quand on les sort mais la conversation est vite bloquée ensuite. On est un peu frustréEs car la population a l’air sympa et on salue allègrement les gens qu’on croise un peu partout.

Au niveau de l’itinéraire donc, on peut dire que la semaine a consisté à descendre toute la côte est du Pélopo’ avec un stop dans la superbe Monemvasia. C’est pour l’instant notre coup de coeur alors qu’on y est alléEs sans trop d’attente. Il s’agit d’une presqu’île qui a l’air d’un gros caillou posé sur l’eau. Au sommet, une citadelle, et d’un côté, des fortifications et un village accroché à la roche sur plusieurs niveaux. Le tout est bien conservé et se visite hyper  agréablement. Il faut juste se cogner la montée mais on en était presque contentEs. 

Ensuite, on est alléEs vers l’île d’Elafonissos, encore plus au sud. Elle est à un saut de ferry du continent (10 minutes), et abrite de magnifiques plages. On l’a faite en vélo, c’était top en sans chiens errants, le bonheur! On a bien ri en apercevant quelques bistrots ouverts illégalement (privilège d’insulaires!) et on s’est offert un flashback d’avant covid en entrant dans l’un d’eux pour prendre à boire. Il y avait des gens attablés qui sirotaient une bière et grignotaient des tapas qui nous ont bien fait envie. On n’a pas osé s’asseoir. Bonne nouvelle en passant: les terrasses des restos rouvrent lundi! Du coup, ça fait une semaine que ça ripoline sec dans les établissements. Leurs responsables panossent à grande eau et lavent jour après jour les mêmes tables. On sent l’excitation après 6 mois de fermeture…

Revenons au milieu d’après-midi d’hier. On parvient à se brancher sur La Première pour s’écouter alors qu’on roule. Ça fait trop bizarre et le résultat nous plaît bien. (Le lien vers le podcast: https://www.rts.ch/play/radio/redirect/detail/12127774)

Là, on se fait un week-end tranquille à côté d’une mignonne petite ville portuaire. On commence à trouver un rythme, à être monstre au point pour installer et ranger le campement. On ne s’ennuie toujours pas, on s’étonne toujours d’avoir « plein » de trucs à faire. Philippe écrit quotidiennement dans son carnet de voyage et s’y tient avec rigueur, il fait « sa gym » et s’est remis à l’espagnol. Il passe aussi pas mal de temps avec sa canne à pêche mais malgré des tentatives à différents moments de la journée, en eau profonde, en eau basse, dans des rochers ou sur une grande plage, rien ne semble marcher! Valentine fait un peu de yoga le matin. On fait pas mal de petites balades et on se baigne presque tous les jours même si elle est encore plutôt fraîche. Philou a appris à Valou à jouer au jass et les tournois s’enchaînent.


Reprendre confiance

On est encore un peu frileux/-euse à l’idée de laisser Louise trop longtemps toute seule. Ça dépend beaucoup des lieux et ça engendre des fois de la déplacer alors qu’on reste dormir au même endroit. On y va molo, en s’absentant toujours plus longtemps. Philippe et son canife de McGyver ont fabriqué de quoi « sécuriser » les manivelles des fenêtres avec du bois récupéré sur la plage.

On pense se reprendre une tablette ou un ordi portable tout simple.

Si quelqu’un-e a d’ailleurs a quelque chose du genre qui traîne dans un tiroir ou connaît quelqu’un-e qui connaît quelqu’un-e, faites-nous signe! (On aurait un filon pour l’acheminement…)

Après-demain, on commence un nouveau Workaway chez un couple qui rénove une maison, a besoin d’aide pour ça et pour jardiner. C’est à une heure et demi d’où on est. On se réjouit trop de les rencontrer!